L’odorat est le premier critère de sélection. Dès l’ouverture d’une boîte, le premier réflexe est de sentir l’intérieur du couvercle. En un instant, tout se révèle : on perçoit immédiatement la qualité du caviar.
La vue vient ensuite. Observer le « miroir » du caviar est un moment à part. La couleur, la brillance et la taille des grains attirent le regard et traduisent déjà son élégance. C’est un véritable instant d’émerveillement, dont on ne se lasse jamais.
Le toucher prolonge cette découverte. On évalue la texture des grains, leur fermeté et leur capacité à se détacher les uns des autres. Ils doivent rouler délicatement, tout en conservant une certaine cohésion.
Enfin vient le goût, ultime étape — et non des moindres. En réalité, lorsque les trois premiers critères sont réunis, un expert sait déjà reconnaître un grand caviar. Mais la dégustation reste le moment le plus précieux : celui où se révèlent toutes les subtilités aromatiques — notes beurrées, noisettées, parfois légèrement boisées.
C’est là que la magie du caviar opère pleinement.




